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Le Folgoët

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Le Folgoët est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Le nom vient du surnom donné à Salaün Ar Fol, « le fou du bois » (Fol ar C'hoat), qui habitait le bois où se trouve actuellement la commune. Salaün est à l'origine d'une légende qui a engagé la construction de la basilique. Peu après sa mort, en 1358, à l'âge de 48 ans, on découvrit un lys, prenant racine dans sa bouche, et sur lequel était écrit en lettres d'or Ave Maria.

Héraldique

Géographie

Histoire

Étymologie et origines

La commune constituait autrefois la paroisse d'Elestrec et faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily, relevant de l'évêché de Léon, et était sous le vocable de saint Jacut. Elle est issue d'un démembrement de la paroisse primitive de Plouider. La paroisse fut ensuite dénommée Guiquelleau ou Guicquelleau entre le et le , avant de prendre à partir de 1829 le nom de Le Folgoët.

Moyen Âge

En 1364, pendant la guerre de Succession de Bretagne, Jean IV de Bretagne, dénommé aussi comme son père Jean de Montfort, fit le vœu, s'il l'emportait sur Charles de Blois, de faire construire un sanctuaire au Folgoët, là ou s'était produit le miracle de Salaün Ar Fol. Tenant parole, la première pierre fut posée en 1365, mais les travaux traînèrent en longueur, en partie à cause des guerres incessantes, et Jean IV de Bretagne décéda en 1399. C'est son fils, le duc Jean V, qui acheva la chapelle en 1409 ; elle fut placée sous le vocable de Notre-Dame. Le sanctuaire, fut béni en 1419 et élevé au rang de collégiale en 1423 par l'évêque de Léon Alain de Kernazret, comme en témoigne une inscription en latin située sur le portail ouest de la chapelle. En 1427, le pape Martin V élève Notre-Dame-du-Folgoët (Basilica seu capella Beatae Mariae de Folgoat) au rang des basiliques mineures.

Très vite le sanctuaire devint un important lieu de pèlerinage : la duchesse Anne de Bretagne y vint à quatre reprises en 1491, 1494, 1499 et 1505 et François en 1518. Plus tard, Anne d'Autriche y vint également et plusieurs rois de France firent des donations pour l'embellissement du sanctuaire.

Jehan Marec'h, l'"Attila de Lesneven"

Jehan Marec'h, seigneur qui habitait le manoir de Guiquelleau, fut célèbre pour ses actes de banditisme et surnommé pour cette raison l'"Attila de Lesneven". Entre 1514 et 1527, il fit de nombreuses victimes, s'attaquant à des personnes de toutes conditions, gentilshommes, prêtres, roturiers. Il osa même attaquer la garde personnelle du roi François lorsque celui-ci vint faire ses dévotions au Folgoët en 1518. Le , il assassine son voisin et suzerain, le baron Henri de Penmarc'h (en Saint-Frégant), qu'il tue d'un carreau d'arbalète et de 65 coups d'épée à la fin d'un banquet. Il est alors arrêté et condamné le à être décapité sur la place de la Cohue à Lesneven ; on lui coupa son bras droit, qui fut attaché à un poteau près des douves du château de Lesneven et sa tête fut piquée sur un pieu pour être exposée.

Le manoir de Guiquelleau, construit au , existe toujours (c'est une propriété privée non visitable) ; son colombier, parfaitement conservé, est visible par le grand public.

Les anciennes paroisses d'Élestrec et de Guiquelleau

Guiquelleau (ou Guicquelleau) est une ancienne paroisse, située à environ au nord du bourg actuel du Folgoët et qui, dans un premier temps, se nommait Élestrec, l'église paroissiale, dédiée à saint Jacut, se trouvant alors dans le hameau actuel de Lannuchen. Vers 1530, l'église paroissiale d'Élestrec est détruite par la foudre et le siège de la paroisse fut alors transféré dans la chapelle privée du manoir de Guiquelleau, dont la paroisse prit alors le nom, qu'elle conserva même après la construction vers 1620 d'une nouvelle église paroissiale dédiée à saint Vellé. Celui-ci serait un ermite venu du Pays de Galles au ou au , faisant partie de ces nombreux saints bretons non reconnus officiellement par l'Église catholique, et qui aurait vécu dans le vallon voisin de Toulran. Cette église étant trop petite pour pouvoir accueillir tous les fidèles, en 1826, on décida le transfert du culte dans la basilique Notre-Dame-du-Folgoët, dont la paroisse prit le nom en 1829 (ordonnance royale du ).

La chapelle Saint-Vellé, ancienne église paroissiale donc, subsiste : elle fut restaurée une première fois en 1834 et une seconde fois en 1986 par l'association Les Amis de Folgoët. Plusieurs membres de la famille Marec'h, seigneurs de Guiquelleau, y sont enterrés. La chapelle possède encore un maître-autel de style Louis XV avec des boules dorées ; un autre autel en pierre, autrefois décoré de roses et d’œillets ; des statues de sainte Marguerite et de saint Vellé posant sa main sur la tête d’un enfant (il est invoqué contre les maux de tête !). Un pardon y est à nouveau organisé le dernier dimanche de juin.

En 1944, les Allemands avaient installé dans la chapelle un petit hôpital d'une vingtaine de lits et des graffitis, certains licencieux, profanèrent les murs de la chapelle. Un "pardon de réconciliation" fut organisé le par le recteur du Folgoët, Charles Guéguen, après le départ des Allemands.

Époque moderne

À la fin du , le sanctuaire était un pèlerinage très fréquenté, comptant alors plus de fondations pieuses, c'est-à-dire des legs effectués par des personnes privées, le plus souvent pour que des cérémonies à leur intention soient faites régulièrement après leur mort.

Au début du , le service paroissial de l'église d'Elestrec, détruite, est transféré dans la chapelle privée du manoir de Guicquelleau, sous le vocable de saint Vellé. Le nom de la paroisse d'Elestrec est donc changé en Guicquelleau.

En 1633, la basilique est endommagée par la foudre. En 1681, le roi Louis XIV transforme la collégiale en séminaire de la marine royale, mais ce dernier fut transféré à Brest en 1686. En 1708, un incendie aurait détruit une partie de la basilique à la suite de l'imprudence d'un ouvrier qui réparait les orgues.

Révolution française

En 1790, la paroisse de Guicquelleau est érigée en commune.…

Texte obtenu de Wikipedia - Le Folgoët sous licence CC-BY-SA-3.0 le 19 Février 2014

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